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Recettes

Les œufs et le cholestérol

L’effet de la consommation d’œufs sur le taux de cholestérol sanguin a fait l’objet de nombreuses études dans la dernière décennie. Dans une étude mesurant l’effet de différentes doses de cholestérol alimentaire, de jeunes hommes consommaient durant des périodes consécutives de 8 semaines les quantités suivantes : zéro, un, deux et quatre œufs par jour. Leur taux de cholestérol sanguin a très peu varié, malgré l’augmentation du nombre d’œufs. Une autre étude a montré que l’ajout au régime de deux œufs par jour ne modifiait pas le ratio entre le cholestérol sanguin total et le cholestérol lié aux HDL. Il faut savoir que ce ratio illustre la capacité de l’organisme à se débarrasser du cholestérol excédentaire.

Les experts constatent maintenant que la consommation d’œufs augmenterait le cholestérol sanguin surtout chez les individus souffrant également d’un taux élevé de triglycérides sanguins. Les individus qui ont une hypercholestérolémie modérée ne réagiraient pas plus aux œufs que les individus normaux.

Au cours des dernières années, la relation entre la consommation de cholestérol et le risque de maladies cardiovasculaires a été elle aussi bien étudiée. Des études épidémiologiques qui ont permis de suivre de très grands groupes d’hommes et de femmes pendant plusieurs années montrent que ce lien n’est pas significatif (ou très faible, dans le cas d’une étude seulement) quand on isole l’impact du cholestérol de l’impact des gras saturés, des gras trans, des gras totaux et du manque de fibres.

Abolition des limites sur le cholestérol diététique dans le nouveau Guide alimentaire américain 

Les nouvelles Dietary Guidelines for Americans (DGA) ne limitent plus le cholestérol diététique et recommandent l’inclusion d’œufs dans une saine alimentation.1 En fait, les œufs sont maintenant inclus dans les trois chapitres sur la saine alimentation que recommandent les directives publiées par le gouvernement américain le 7 janvier 2016.

Ce changement de position attendu depuis longtemps du gouvernement américain sur le cholestérol diététique cadre parfaitement bien avec la recherche menée depuis des décennies. Maintenant officiel, le retrait de la limite en place depuis de nombreuses années quant à l’apport quotidien en cholestérol diététique dans les nouvelles directives fait suite au Rapport scientifique de 2015 du Comité consultatif sur les DGA qui précisait :2

« Auparavant, les Dietary Guidelines for Americans recommandaient que la consommation de cholestérol soit limitée à pas plus de 300 mg/jour. Le Comité de 2015 sur les DGA ne maintiendra pas cette recommandation étant donné que les preuves disponibles ne révèlent aucun rapport appréciable entre la consommation de cholestérol diététique et le cholestérol sérique (sanguin), conformément au rapport de l’AHA/ACC (American Heart Association/American College of Cardiology).  Le cholestérol n’est pas un nutriment inquiétant en termes de surconsommation. »

Fait intéressant à souligner, Santé Canada reconnaît depuis longtemps les preuves scientifiques à l’effet que le cholestérol diététique n’a que peu d’impact sur le cholestérol sanguin chez les gens en général.4-6 En fait, depuis plusieurs années, des spécialistes du Canada, des États-Unis et du R.-U. ont contesté les bases sur lesquelles reposaient les recommandations américaines de limiter le cholestérol diététique formulées à l’origine par l’AHA dans les années 1960.5-8

Les plus récentes lignes directrices de l’AHA/ACC sur le style de vie en lien à la réduction des risques cardiovasculaires, publiées en 2013, reconnaissent également l’absence de preuves en appui aux recommandations précédentes de limiter l’apport de cholestérol diététique.3

Les nouvelles lignes directrices alimentaires aux États-Unis font ressortir l’importance que les gens comblent leurs besoins nutritionnels en consommant des aliments à forte teneur en nutriments. Les lignes directrices indiquent également qu’une alimentation saine contribue au maintien d’un poids corporel santé et qu’elle aide à prévenir et à réduire les risques de maladies chroniques comme les maladies du cœur, le diabète et le cancer toute la vie durant. Elles encouragent les gens à consommer une variété d’aliments sains et naturellement nutritifs, y compris des aliments riches en protéines  comme les œufs.

En grande partie, le cholestérol sanguin est produit par le foie—en fait, la recherche a démontré que le cholestérol diététique dans les aliments n’a que très peu d’impact sur le cholestérol sanguin.  Cela prend appui sur les preuves à l’effet qu’il n’y a aucun rapport important entre les maladies du cœur et la consommation d’œufs.  Comme l’indiquent les changements aux États-Unis, cette science est maintenant reflétée dans les modifications apportées aux directives alimentaires de par le monde.

Les œufs constituent un choix naturel hautement polyvalent et regorgent d’éléments nutritifs. Ils conviennent à différents styles d’alimentation et sont une excellente source de protéines de haute qualité, contenant toute une gamme de vitamines et de minéraux essentiels comme du fer, du zinc, de la choline, les vitamines A, D, E ainsi que des vitamines B, dont l’acide folique, B6, et B12 .

Contenant 14 nutriments essentiels, les œufs sont l’un des aliments naturels des plus nutritifs.

Et, comme un œuf de calibre gros ne contient que 70 calories, les œufs sont un choix judicieux pour gérer son poids.

Valerie Johnson est diététiste professionnelle et rédactrice en nutrition, motivée par sa passion d’inspirer les gens à bien manger. Elle est membre de l’Ordre des diététistes de l’Ontario, de la Société canadienne de nutrition et des Diététistes du Canada.

Références :

  1. S. Department of Health and Human Services and U.S. Department of Agriculture. 2015 – 2020 Dietary Guidelines for Americans. 8th Edition. December 2015. Available at http://health.gov/dietaryguidelines/2015/guidelines/.
  2. Available at Scientific Report of the 2015 Dietary Guidelines Advisory Committee.
  3. AHA/ACC. 2013 AHA/ACC Guideline on Lifestyle Management to Reduce Cardiovascular Risk.
  4. Health Canada. Scientific Summary on the U. S. Health Claim Regarding Dietary Fat, Saturated Fat, Cholesterol, Trans Fatty Acids and Coronary Heart Disease. May 2000. Available at: http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/label-etiquet/claims-reclam/assess-evalu/fat_heart_gras_coeur-eng.php (Accessed May 14, 2015).
  5. McDonald BE. The Canadian Experience: Why Canada Decided Against an Upper Limit for Cholesterol. J Am Coll Nutr 2004; 23(6):S616–20.
  6. National Institute of Nutrition. Dietary Fat and Cholesterol: Lessons from the Past Decade. NIN Review 2004; Ottawa, Canada.
  7. Fernandez ML and Calle M. Revisiting dietary cholesterol recommendations: does the evidence support a limit of 300 mg/d? Curr Atheroscler Rep 2010; 12(6):377-83.
  8. Gray J and Griffin B. Eggs and dietary cholesterol – dispelling the myth 2009 British Nutrition Foundation Nutrition Bulletin 2009; 34:66–70.